Plaidoyer, recherche et politique
Les programmes changent des vies, une communauté à la fois. Les politiques modifient les conditions de vie partout, d’un seul coup. Nous consignons ce que nous observons, nous le publions et nous le transmettons aux décideurs.
2+
Rapports de recherche ou de plaidoyer à publier d'ici la troisième année (objectif)
3+
Partenariats avec les pouvoirs publics, la santé ou la société civile : objectif de première année
7
Objectifs de développement durable des Nations unies auxquels nos travaux se rattachent
Le défi
Ce sont les données factuelles qui permettent de transformer l'expérience en politique publique
Les inégalités structurelles dont sont victimes les femmes et les filles camerounaises sont bien connues des communautés qui les côtoient, mais restent peu documentées partout ailleurs. En l'absence de données probantes, l'expérience des communautés reste anecdotique, et les anecdotes ne suffisent pas à faire bouger les ministères, les bailleurs de fonds ou la législation.
Ce pilier a pour objectif de combler cette lacune. Tous les autres programmes que nous menons génèrent des données : évaluations des besoins, dossiers individuels, chiffres relatifs à la persévérance scolaire, résultats des groupes d’épargne. Si elles sont correctement collectées et publiées de manière responsable, ces données constituent le fondement permettant de plaider en faveur d’un changement.
Le soin que ce travail exige
- Les données relatives aux survivantes ne sont jamais publiées sous une forme permettant d'identifier une personne.
- Les données relatives à la prévalence et aux services sont présentées comme des indicateurs distincts, car leur confusion conduit à des conclusions erronées.
- Les communautés prennent connaissance des conclusions les concernant avant même que le public extérieur n’en ait connaissance.
- Les affirmations sont accompagnées de leurs sources, et les limites de nos propres données sont précisées.
- La participation à la recherche est volontaire, éclairée et révocable.
Ce que nous faisons
Documenter, publier et organiser des rencontres : les trois moyens par lesquels l’expérience de la communauté parvient aux décideurs.
01
Recensement des cas de violences sexistes, des difficultés en matière d'éducation et de moyens de subsistance
Un enregistrement systématique des situations rencontrées dans le cadre de nos programmes, afin de mettre en évidence des tendances plutôt que des incidents isolés.
02
Évaluations participatives des besoins des communautés
Les évaluations menées auprès des communautés, qui définissent les priorités de notre programme et constituent la base factuelle de notre action de plaidoyer.
03
Notes d'orientation et prises de position
Des documents concis et étayés par des données factuelles, rédigés à l’intention des décideurs plutôt que d’autres chercheurs.
04
Dialogues communautaires et réunions publiques
Des forums publics au cours desquels les communautés, les autorités traditionnelles et les responsables locaux discutent des conclusions et s'accordent sur la marche à suivre.
05
Sensibilisation par le biais des médias et des réseaux sociaux
Tirer parti de la grande visibilité publique de la fondatrice pour faire passer ces questions du niveau local à celui du débat national.
06
Collaboration avec les ministères et les organismes
Une collaboration directe avec le MINPROFF, le MINAS, le ministère de l'Environnement, les agences des Nations unies et les coalitions de la société civile.
07
Échange d'apprentissage Sud-Sud
Des échanges avec des associations dirigées par des femmes à travers toute l'Afrique, afin que les bonnes pratiques mises en œuvre ailleurs soient transposées au Cameroun, et inversement.
Qui nous servons
À qui s'adresse ce programme ?
Le plaidoyer est au service des communautés dont il relaie l'expérience, en s'adressant aux publics en mesure de faire évoluer leur situation.
- Les communautés dont l'expérience est documentée et mise en lumière
- Les décideurs politiques et les ministères
- Agences des Nations Unies et ONG internationales
- Les donateurs et les Fondations qui évaluent les projets à financer
- Organisations et coalitions de la société civile
- Les journalistes et le grand public
- Des chercheurs travaillant sur les questions de genre et de développement au Cameroun
Notre approche
Les recherches menées auprès de survivantes de violences comportent un risque réel de préjudice si elles sont menées sans la diligence requise. Nos engagements en la matière s’imposent au personnel, aux bénévoles et à tous les partenaires avec lesquels nous publions.
- Ne pas nuire
- Lignes directrices de l'IASC sur les violences basées sur le genre
- Norme humanitaire fondamentale
- Consentement éclairé et révocable
- Données ventilées par sexe, âge, handicap et lieu de résidence
- Mécanisme communautaire de redevabilité et de communication d'informations
- PEAS
Nos objectifs
Objectifs issus de notre cadre organisationnel, avec l'horizon sur lequel nous rendrons compte des progrès.
- 1re année Réaliser des évaluations participatives des besoins dans au moins cinq communautés cibles.
- 1re année Établir des partenariats avec au moins trois organismes publics, établissements de santé ou organisations de la société civile.
- Années 2 et 3 Publier au moins deux rapports de recherche ou de plaidoyer sur la violence sexiste, l'éducation des filles ou les moyens de subsistance des femmes au Cameroun.
- Années 2 et 3 Obtenir un financement auprès d'au moins deux bailleurs de fonds internationaux, agences des Nations Unies ou fondations.
- De la 4e à la 7e année Influencer activement la politique nationale en matière de violences sexistes, d'éducation des filles et de moyens de subsistance des femmes grâce à un plaidoyer fondé sur des données factuelles.
Contribuez à ce que les données scientifiques débouchent sur des mesures politiques
C'est en rendant compte de ce que vivent les communautés qu'un problème local devient une priorité nationale.