Éducation et protection de l'enfance pour les filles
Le taux d'alphabétisation des femmes au Cameroun reste inférieur à 70 %. Nous œuvrons pour que les jeunes filles issues de milieux défavorisés reprennent le chemin de l'école et pour éliminer les obstacles qui les en éloignent à nouveau : le coût, la distance, la sécurité et la honte.
300
Filles défavorisées que nous visons à rescolariser dès la première année (objectif)
1 000
Filles à accompagner pour rester à l'école jusqu'au bout d'ici la troisième année (objectif)
5 000
Filles à accompagner jusqu'à la fin de leur scolarité d'ici la septième année (objectif)
Le défi
Les obstacles sont rarement liés aux capacités
Au Cameroun, les filles continuent de se heurter à des obstacles majeurs à l'accès à l'éducation, dont presque aucun n'est d'ordre scolaire. Il s'agit notamment des mariages précoces et forcés, des responsabilités domestiques, des frais de scolarité, de l'éloignement de l'école et de l'insécurité dans les établissements scolaires. Les filles issues de communautés rurales, défavorisées ou déplacées sont particulièrement désavantagées.
Il en résulte un taux d'alphabétisation des femmes qui reste inférieur à 70 %, ainsi qu'une situation dans laquelle la scolarité d'une jeune fille ne s'achève pas à la suite d'une décision ponctuelle, mais sous l'effet d'une accumulation de petites pressions d'ordre pratique.
Qu'est-ce qui met réellement fin à la scolarité d'une jeune fille ?
- Frais de scolarité et matériel scolaire : lorsqu’un foyer doit faire un choix, c’est le scolarité de la fille qui est le plus souvent sacrifiée.
- Les tâches ménagères, notamment la collecte de l'eau, qui pèsent le plus lourdement sur les filles.
- La distance et la sécurité du trajet lui-même.
- Les règles : lorsque l'absence d'installations et de produits d'hygiène entraîne plusieurs jours de retard chaque mois, jusqu'à ce qu'il devienne impossible de rattraper ce retard.
- Les mariages précoces et forcés, qui mettent définitivement fin à la scolarité.
- Le déplacement, qui coupe d’un seul coup une jeune fille de son école et de son réseau de soutien.
Ce que nous faisons
Huit interventions visant spécifiquement les facteurs qui entraînent l'abandon scolaire des filles, plutôt que de se concentrer uniquement sur la scolarisation.
01
Bourses d'études et bourses scolaires
Une aide directe pour le paiement des frais de scolarité et des frais connexes, en accordant la priorité aux filles issues de familles monoparentales, aux familles déplacées et aux communautés les plus démunies.
02
Campagnes de réinscription scolaire
Une action menée au niveau local visant à identifier les filles déscolarisées et à négocier leur retour à l'école avec les familles et les établissements scolaires, plutôt que d'attendre qu'elles se manifestent d'elles-mêmes.
03
Matériel et fournitures scolaires
Les livres, les uniformes et le matériel — voilà quelques-unes des raisons les plus souvent invoquées par les familles pour ne pas scolariser leurs filles.
04
Des espaces d'apprentissage sûrs et adaptés aux filles
Collaborer avec les établissements scolaires pour améliorer les conditions matérielles et sociales permettant à une jeune fille de se sentir suffisamment en sécurité pour fréquenter l'établissement et y rester.
05
Soutien à l'alimentation scolaire
Lutter contre la faim, qui constitue un obstacle à l’assiduité et à la concentration des filles une fois qu’elles sont en classe.
06
Clubs pour adolescentes
Des groupes réguliers et structurés où les jeunes filles renforcent leur confiance en elles, discutent de leurs droits et trouvent des camarades et des mentors — et où les problèmes sont détectés à un stade précoce.
07
Éducation à la santé menstruelle et produits d'hygiène menstruelle
La gestion de l'hygiène menstruelle constitue un obstacle majeur à la fréquentation scolaire. Nous combinons sensibilisation, distribution de matériel et aménagement des établissements scolaires afin que les règles ne privent pas une jeune fille d'une semaine de cours chaque mois.
08
Le mentorat par des femmes qui ont réussi
Mettre en relation des jeunes filles avec des femmes camerounaises qui ont terminé leurs études et se sont forgé une carrière, afin que ce parcours soit concret et non pas purement théorique.
Qui nous servons
À qui s'adresse ce programme ?
Nous accordons la priorité aux filles dont la scolarité est la plus menacée et qui ont le moins de chances d'être prises en charge par le système scolaire ordinaire.
- Filles déscolarisées
- Filles issues de milieux défavorisés âgées de 6 à 18 ans
- Les jeunes filles issues de familles monoparentales ou de foyers dirigés par des mineurs
- Les filles en situation de handicap
- Les jeunes filles déplacées et celles des communautés d'accueil
- Les filles vivant dans des communautés rurales et isolées où le trajet pour se rendre à l'école est long ou dangereux
- Les adolescentes exposées au risque de mariage précoce ou forcé
Notre approche
Les programmes éducatifs amènent les adultes à être en contact régulier avec des enfants ; la sauvegarde de l’enfance n’est donc pas un simple complément à ce travail, mais bien une condition préalable à celui-ci. Chaque membre du personnel et chaque bénévole reçoit une formation avant de travailler avec des enfants, et nos engagements en matière de protection de l’enfance s’appliquent également à nos partenaires.
- Convention relative aux droits de l'enfant
- Politique de protection de l'enfance
- PEAS — obligatoire pour l'ensemble du personnel, des bénévoles et des partenaires
- Ne pas nuire
- Norme humanitaire fondamentale
- CEDAW
- ODD n° 4 — Éducation de qualité
Nos objectifs
Objectifs issus de notre cadre organisationnel, avec l'horizon sur lequel nous rendrons compte des progrès.
- 1re année Permettre à au moins 300 filles issues de milieux défavorisés de reprendre le chemin de l'école grâce à des bourses et à la fourniture de matériel scolaire.
- Années 2 et 3 Aider au moins 1 000 filles à poursuivre leur scolarité et à aller jusqu'au bout de leur cursus grâce à des programmes de bourses pérennes.
- Années 2 et 3 Étendre le programme à au moins cinq communes supplémentaires.
- De la 4e à la 7e année Aider 5 000 filles à mener à bien leur scolarité primaire et secondaire grâce à des bourses et à un accompagnement.
- De la 4e à la 7e année Influencer la politique nationale en matière d'éducation des filles par le biais d'un plaidoyer fondé sur des données factuelles.
Ramenez une élève en classe
Une bourse, une série de livres, une année de fournitures scolaires. Ce sont ces petites sommes d'argent qui déterminent si une jeune fille pourra mener ses études jusqu'au bout.